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La Fédération départementale défend une évolution de l’école « en douceur ».

Revue de presse du 28 août 2017

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Assouplissement des rythmes scolaires, retour des classes bilangues, rétablissement du redoublement dans certains cas… La présidente de la Fédération départementale Familles de France d’Eure-et-Loir, Colette Prevosteau, approuve, dans les grandes lignes, les premières décisions du nouveau ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer pour la rentrée scolaire 2017.

Colette Prevosteau, présidente de la Fédération départementale Familles de France d’Eure-et-Loir estime que « l’enseignement des langues étrangères n’est pas assez développé en France.  »

"44 communes et regroupements pédagogiques d’Eure-et-Loir repassent à la semaine des quatre jours d’école. Y êtes-vous favorable  ?"

- C’est surtout en milieu rural que les écoles vont revenir aux quatre jours. Je pense que la plupart des communes les imiteront dès l’année prochaine. Il y a souvent eu un consensus avec les parents. C’est une très bonne chose. Les enfants passeront moins de temps dans les transports en car. Ils ont besoin de souffler.

Pensez-vous que les enfants pratiquent trop d’activités extrascolaires  ?

- C’est très bien de faire du sport ou de la musique, mais cela devient contre-productif de multiplier les activités à outrance. Il faut cibler. Il faut apprendre aux enfants à se poser. J’ai traité le cas, dans notre antenne de Chartres, de parents qui ont dû batailler pour se faire rembourser une partie des frais, car leur enfant ne voulait plus aller à son activité sportive au bout de quelques semaines. Je conseille plutôt, quand c’est possible, de participer à une ou deux séances d’essai avant de s’engager.

Votre enquête montre une légère baisse du coût moyen de la rentrée par rapport à 2016, en Eure-et-Loir, pour un élève de 6e. Comment expliquez-vous cette tendance, inverse à celle observée au niveau national  ?

- Nous observons une forte concurrence entre les hypermarchés, en Eure-et-Loir. Cette émulation profite aux consommateurs. Mais attention, il existe des disparités en fonction des territoires. Dans les supermarchés, où nous avons mené notre enquête, notamment en milieu rural, le coût de la rentrée d’un élève de 6e augmente de l’ordre de 4 %, entre 2016 et 2017.

Les parents doivent-ils systématiquement souscrire une assurance scolaire pour leurs enfants  ? - Les enfants doivent être assurés, qu’ils soient à l’intérieur de leur établissement ou en sortie scolaire. Les écoles le demandent. Je conseille aux parents d’interroger leur assureur car, souvent, leur contrat prend déjà en charge l’assurance scolaire. Si ce n’est pas le cas, il faut regarder si une extension d’assurance est plus avantageuse qu’une assurance spécifique proposée par un autre organisme.

Les décisions du nouveau ministre de l’Éducation nationale, sur le retour des classes bilingues ou du redoublement, vous satisfont-elles  ?

- Ce sont des décisions qui vont dans le bon sens. L’enseignement des langues n’est pas assez développé en France. Dès la 6e, les élèves doivent pouvoir apprendre plusieurs langues. Pour le redoublement aussi, je pense que c’est une bonne chose de redonner plus de souplesse aux enseignants. Certains élèves ont parfois besoin d’acquérir plus de maturité et c’était un tort de ne pas le prendre en compte.

Pensez-vous qu’il faudrait réformer profondément le système éducatif français  ?

- Je ne suis pas pour les grandes réformes qui viendraient tout bouleverser. On a besoin de douceur dans ce monde où la violence prend de plus en plus de place.

*Propos recueillis par Hélène Bonnet, journaliste à l’Echo Républicain, auprès de Colette Prévosteau, présidente de la Fédération départementale Familles de France d’Eure-et-Loir

Focus sur l’Allocation de rentrée scolaire (ARS) en Eure-et-Loir :

En Eure-et-Loir, 8.520 familles sont concernées par cette aide, débloquée sous condition de ressources par la Caisse d’allocations familiales (Caf). Cela représente, dans le département, un montant global d’un peu plus de 12 millions d’euros. Cette enveloppe permettra de participer aux dépenses liées à l’éducation de 30.130 Euréliens. Son montant varie en fonction de l’âge de l’enfant : 364,09 € pour les 6-10 ans, 384,17 € pour les 11-14 ans et 397,49 € pour les 15-18 ans.

L’association Familles de France confirme l’utilité de cette allocation pour les familles, mais réclame des ajustements. Colette Prevosteau, présidente de la Fédération départementale des Familles de France d’Eure-et-Loir, explique : « L’allocation permet de compenser les frais annexes qui doublent le coût d’une rentrée. Les parents ont besoin de renouveler certains vêtements de leurs enfants, de payer les inscriptions aux activités extrascolaires ou une coupe de cheveux. Pour la tranche d’âge la plus élevée, les 15-18 ans, le montant de l’allocation n’est pas assez élevé et ne couvre pas tous les frais. Au contraire, pour les plus jeunes, scolarisés en primaire, l’enveloppe est largement suffisante. »

L’association demande un meilleur équilibrage de l’ARS en fonction des besoins de chaque tranche d’âge.

Dernire mise jour le 28 août 2017

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