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Semaine 13 : 1,6%

Recours au congé paternité

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Le recours au congé de paternité n’a progressé que de 1,6% en 10 ans

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère des affaires sociales et de la santé (DREES) vient de publier un résultat issu de l’enquête "modes de garde" menée en 2013 : 68% des pères ayant droit au congé paternité y ont eu recours.

C’est un résultat sensiblement identique (66,4%, soit 1,6% de plus) que celui révélé par l’enquête "congés autour de la naissance", menée en 2003-2004 un peu plus d’un an après la création du congé paternité en 2002. Le recours à ce congé a donc peu évolué en 10 ans.

Recours ou non-recours au congé paternité : des pistes d’explications mais beaucoup d’inconnues

Le taux de recours au congé paternité semble varier selon les mêmes facteurs qu’en 2003-2004. Il est notamment "très différencié selon le statut professionnel du père" : plus élevé dans la fonction publique (88%) que pour les pères en CDI du secteur privé (80%).

Faible pour les pères en CDD (privés comme publics) (48%) et plus faible encore chez les indépendants (32%). Il est aussi faible pour les plus bas revenus (49% pour les pères gagnant moins de 1052€/mois).

Pour la DREES, "de nombreuses dimensions de l’emploi (la précarité ; la possibilité ou non d’aménager son temps de travail ; la perte de revenu potentiellement associée au congé ; la taille de l’établissement employeur, qui peut notamment influer sur la facilité à se faire remplacer en cas d’absence ; l’acceptation du congé de paternité par les collègues et la hiérarchie...) ou encore simplement la méconnaissance des modalités du congé peuvent ainsi intervenir dans le non-recours."

La DREES conclut que, malheureusement, l’enquête Modes de garde 2013 "ne permet toutefois pas de mesurer l’effet de toutes ces dimensions et de trancher entre ces pistes d’explication."

Pour identifier des solutions permettant à davantage de pères de bénéficier de ce congé, il sera donc important pour les pouvoirs publics, à l’avenir, de disposer de données plus régulières et fiables, non seulement sur les raisons du non-recours, mais aussi sur le taux exact de recours, qui n’a été calculé que deux fois depuis la création du congé (voir lien UNAF).

Dernire mise jour le 6 avril 2016

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