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Radicalisation, mineurs étrangers... Les préoccupations de la préfète et des associations d’aide à l’enfance en Eure-et-Loir

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Article* publié le 19/07/2018 sur le site de l’Echo républicain

Détecter la radicalisation chez les jeunes en difficulté et prendre en charge les mineurs migrants sont deux préoccupations de la préfète et des associations d’aide à l’enfance.

À sa demande, Sophie Brocas, préfète d’Eure-et-Loir, a visité, mardi 17 juillet 2018, les locaux de l’Association départementale pour la sauvegarde de l’enfant à l’adulte d’Eure-et-Loir (ADSEA 28), à Lèves.

L’association, qui fête cette année ses 100 ans, apporte une aide aux adolescents et jeunes adultes en difficultés sociales et familiales. Elle compte plusieurs services de prévention, aide et dialogue, hébergement éducatif et accompagnement familial.

Accompagnée de Christophe Lantéri, directeur de cabinet, et de Régis Elbez, secrétaire général de la préfecture, la préfète a fait le point sur plusieurs dossiers avec Christian Patin, directeur général, Michel Charpentier, président, et des chefs de service de l’ADSEA 28.

La préfecture surveille de près les dossiers de radicalisation, en particulier chez les jeunes en Eure-et-Loir. Sophie Brocas veut prévenir « la captation de jeunes en difficulté par des vendeurs d’idées simples » et s’est enquise des moyens de l’ADSEA 28 pour détecter ces phénomènes. Christian Patin souligne : « Nous sommes vigilants sur les jeunes et les personnels qui les encadrent. S’il y a un doute, nous signalons. »

Isabelle Luxereau, directrice du service d’actions éducatives en milieu ouvert, ajoute : « Nous sommes en lien avec le procureur de la République. Nos personnels sont formés à détecter les signes de radicalisation. Nous avons constaté que ce sont plutôt des situations à la marge.  »

Pour Christophe Lantéri, « mieux vaut faire des signalements classés que passer à côté  ». Cet échange a permis de formaliser un procès pour les signalements de l’ADSEA 28.

L’ADSEA 28 accueille des mineurs non accompagnés (MNA). Au nombre de sept il y a deux ans, ils sont désormais trente-cinq jeunes pris en charge par l’association, dont douze ont entre 12 et 17 ans, venus essentiellement d’Afrique subsaharienne.

Après des parcours migratoires de trois ou quatre ans, ces jeunes sont pris en charge par l’ADSEA 28 en moyenne deux ans après leur arrivée en France.

Les trente-cinq MNA apprennent le français et sont tous scolarisés, en apprentissage ou bac professionnel. Sylvie Carcel, chef du service hébergement éducatif mixte pour adolescents, précise : « Ils ressortent diplômés, avec des projets professionnels. On travaille aussi sur leur situation administrative.  »

Pour la préfète, l’autonomie et l’insertion favorisent l’acceptation de ces jeunes. Elle se dit « favorable à un examen des dossiers au cas par cas ». Sophie Brocas s’est également intéressée aux capacités d’accueil de MNA à l’ADSEA 28. Selon Sylvie Carcel, « les plus autonomes sont logés dans des appartements. Ils grandissent plus vite et apprennent le vivre ensemble  ». Michel Charpentier, président de l’ADSEA 28, s’est étonné de la différence de prise en charge entre les mineurs non accompagnés et les autres mineurs : « Pour un MNA, le budget consacré est de 58,42 € par jeune et par jour. Pour un jeune en maison d’enfant à caractère social, c’est 189,45 € par jour. Pourquoi cette disparité  ? Un mineur reste un mineur. »

*Article de Marion Bérard

Dernire mise jour le 25 juillet 2018

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